Droit de grève : victoire pour nos droits sociaux !

Dans un premier temps, la Cour de Cassation rejette la contestation (le « pourvoi ») de la Poste d’un jugement prudhommal, signifiant ainsi qu’il n’y a même pas à juger et à tenir audience sur les arguments de la Poste.

Puis, celle-ci établit un principe général selon lequel « le conseil de prud’hommes, qui a constaté que l’agent s’était associé à des mouvements de grève, précédés chacun d’un préavis pour une seule journée, le samedi, en a exactement déduit que les dimanches suivant ces journées, après que la grève avait pris fin, devaient être rémunérés ». Donc, plus de préavis, plus de retenues.

Quelques jours auparavant, le Tribunal administratif de Versailles avait battu en brèche l’arrêt Omont en considérant, toujours pour une journée de grève le samedi alors que la Poste avait aussi prélevé le dimanche, que le préavis cessait le samedi à minuit et que le dimanche ne pouvait être prélevé que si ce dernier était encadré par deux journées de grève (le samedi et le lundi).

Depuis plusieurs années, la Poste tente de casser toutes les résistances collectives en saignant les grévistes à coup de retenues abusives. Cette stratégie lui permet de s’attaquer sans vergogne à tous nos droits sociaux. C’est pour cette raison que SUD-PTT combat en permanence les remises en cause du droit de grève et du droit syndical.

La mise en place des CSE est encore l’occasion pour cette direction de multiplier les entraves diverses et variées, comme le droit de circuler librement dans les services, de prendre la parole pour vous représenter ou encore de limiter les prérogatives de nos syndicats et de nos représentants. Et avec, en toile de fond, une répression continue contre nos militantes et militants qui enfreignent des règles inventées de toutes pièces.

Ainsi d’autres combats collectifs nous attendent comme d’autres sont déjà engagés contre la Poste. Ces victoires servent incontestablement à garder la tête haute dans tous les services et à organiser les actions nécessaires à préserver nos droits.
La fédération SUD-PTT réitère sa demande de cesser cette pratique des retenues abusives tant à l’égard des salarié-es que des fonctionnaires.
Ces deux victoires récentes sont d’autant plus significatives que l’Etat et la Caisse des Dépôts – Groupe public « au service de l’intérêt général », les deux actionnaires de la Poste, sont muets comme des carpes sur toutes ces questions !

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